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Avec tambours et paroles
Je tisse des « Il était une fois… »
Des « non-temps »
où s’ouvre le merveilleux des contes de fées
Des comptes de faits
Des comtes refaits par le faible malin au grand cœur
Ma guitare « Battente » chante les noces finales
Et l’organetto souffle des airs de fêtes d’antan
Dans le non-temps
C’est à dire maintenant
Je parle d’aujourd’hui
Tout en chantant hier
Ruse de fable pour que les oreilles restent ouvertes
Quand la langue explose les vessies
Quand le verbe met le feu aux artifices
De la vie de la Polis
Tous autour du foyer de la Parole
Nous entendons l’âme du conte
Sa structure intime comme celle du violon
Voyageuse éternelle à travers les siècles
Dans le cercle
Je lui donne ma bouche
Mes yeux et mes mains de maçon italien
Je m’ouvre le cœur sur la table d’harmonie
Je meurs pour leur donner chair
Pour nourrir les contes, ogres vieux comme le monde
Prêtez leurs vos oreilles à l’histoire
Habillez les de vos visions éclatantes
Nous goûterons la joie de la légèreté de l'instant présent partagé
Une fois que le conte fini
rassurez-vous, il me rend à la vie plus jolie
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