MARIANNE BOCLÉ
Graphiste Peintre

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BIOGRAPHIE

J'ai toujours été attirée par les arts.
Depuis l'enfance, j'étais fascinée par les couleurs et la peinture comme moyen d'expression, puis la danse avec les ballets de Béjart et le théâtre aussi, ont été une révélation pour la mise en scène.

Mais, je suis autodidacte en peinture car j'ai suivi une formation de direction artistique en publicité, ce qui m'a permis de côtoyer d'autres genres artistiques : la photographie, la presse, l'édition et la littérature enfantine pour laquelle, j'ai illustré plusieurs livres avec l'école des loisirs.
En fait j'ai toujours peint, mais j'ai commencé à montrer mon travail tardivement à 34 ans ;
Mes sources d'inspiration sont le genre humain, les lieux insolites où règnent une certaine ambiance, des lieux d'échanges et de rencontres découvertes au gré de balades nocturnes.
Pris sur le vif, je peins des instantanés de vie
je suis moins attachée à la forme, je peins de manière fugitive, brute sans aucun détournement pour ne montrer que l'essentiel.

EXPOSITIONS

juin 1997
Exposition personnelle à la médiathèque de Pontault Combault.

novembre 1997
Invitée d'Honneur au Salon D'automne 97 de Pontault Pombault salle des fêtes Jacques Brel.

mai 1998
Grand Marché d'Art Contemporain à Paris Bastille.

juin 1998
"Hyogo International Plazza" (galerie internationale) à Kobé au Japon.

juin 1998
"Hôtel Atria" à Noisy le Grand.

octobre 1998
"Galerie Dessertenne" à Paris 14ème.

mars 1999
"Galerie Mailletz" à Paris 5ème.

 

COUPURES DE PRESSE :

"La nuit venue, les femmes de Marianne sortent de leurs cadres ne vous laissez pas enfermer dans l'expo"
Jacob Dellocque, France Inter

"Jeune artiste de talent, humour et esprit coquin sont les deux mamelles de ses oeuvres"
Lisa Bocquillon

"la palette se veut chaleureuse , chatoyante et rythmée. comme elle l'exprime:
"la musique africaine et cubaine ont été aussi une source d'inspiration pour les portraits colorés et les sculptures totems."

"le trait est toujours incisif et énergique, en mouvance, associées à des couleurs et formes sensuelles qui donnent aux tableaux une certaine profondeur."

"Ce sont les visages que j'aime bien rencontrer. ils vous apprennent des choses qu'aucun livre ne saura dire. ils parlent comme cela directement, avec le front, les cheveux, la ligne des joues, le nez. Ils racontent quelques mystères. je les regarde, je les vois apparaître, parfois, dessinés dans le ciel parmi les nuages, ou sur les pierres. je reconnais la couleur des yeux dans l'eau, dans les herbes et les fleurs. je vois la forme du visage, quand les nuages se séparent, quand l'ombre glisse sur le sol. La peau, chaque grain apparent, chaque ride, la peau impénétrable qui recouvre les os du visage et s'éclaire souvent de cette lumière étrange qui vient de l'interieur : pulpe des fruits ouverts, ou sable chaud. les rochers durs et couverts de mousse, les écueils près des rivages, les silex éclatés, tout me parle des visages; Ils sont partout. je ne peux me perdre, car ils sont là."
Jean Pierre Messialle

"l'éternelle mariée dans les bars de nuit"
"une peinture sans prétention, elle me dit. petits formats, papier carton "porcelaine", sourire en demi lunes
cet affichage ostentatoire de la légèreté, voire de l'insignifiant, a tout pour le faire croire. N'étaient ces yeux, période demoiselles d'Avignon, ces ambiances de hamman, façon Matisse, ces épaules de fillettes qui semblaient tellement plaire à l'italo-montparno, n'étaient aussi ces deux violences livrées après la pose du vernis et hors de prix puisque sans prix, on pourrait bien trouver tout cela pop, rap, rock et passer le p'tit pont après un dernier regard sur la poupée barbie décoiffée, très chouette, de la photo. flon, flon.
attardons-nous, voulez-vous et parlons du thème rudement chiadé de la représentation de la femme dans la peinture. Après les bisons, gazelles et autres taureaux saignants de lascaux, la femme , rien qu'elle ou presque. pourquoi elle? et pour dire quoi? il y a du marchand de Venise dans l'histoire, quand la reproduction vaut mieux qu'l'original. Image de mage qui sait comment emprisonner ses proies, faire rendre gorge à leur désir pour en faire le sien propre.
L'homme est un chasseur, on le dit.
Artemisia ( gentille leschka) aurait pu, peut être, nous faire apparaître l'envers du miroir, mais la haine est mauvaise conseillère.. Les premiers trash painters, avant le grand saut dans la nuit abstraite, Schiele, Manet, son Olympia et son trou lacanien, ont bien tenté de nous vendre la mèche. essai non transformé car le plaisir des femmes reste le désir des hommes.
marianne boclé, qui circule beaucoup la nuit (quand c'est la fête au village) , nous révèle enfin ce que pensent les femmes avant leur entoilage. Si, comme le pense Gombrowicz, la culture c'est la domination d'un fort sur un plus faible (bien envoyé!), notre peintre, elle, ridiculise gentiment les anciens en nous montrant, parfois avec leurs propres formes, que la soumise insoupçonnée sait prendre son plaisir autrement qu'en se faisant simplement reluquer.
Que lui peut toujours bien la peindre, un doigt vaudra toujours bien mieux que deux pinceaux. seuls les machos de l'ancienne école s'étonneront que le plaisir, ici se conjugue avec une certaine décontraction, mais aussi sûrement une très grande innocence.
perversité de l'art ou parité hommes-femmes pour cette belle leçon de peinture?"

Lofti Da Kosko
mars 1999, galerie Mailletz

 

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