Spectacle à deux voix et en musique – écrit à partir de récits de vie.
Conçu et joué par Sonia Koskas, conteuse
et Maurice Delaistier, conteur et musicien (guitare et violon)

 Il était une fois un peuple. Scindé en deux par la géographie et l'Histoire. (…) Lorsque la vie était trop dure, certains quittaient l'Est ou le Sud, pas souvent avec des papiers, mais toujours avec un rêve : la France.

(…) Aujourd'hui, dans cette France tant rêvée, les deux moitiés se parlent par la bouche de deux personnages, une femme et un homme. S. est une gosse de Sarcelles, tombée là par hasard, au gré des aléas de la petite et de la grande histoire. M. a grandi sur les boulevards extérieurs qui font la ceinture de Paris, parce que c'est là qu'a échoué la grande vague qui a porté son grand-père depuis les bords de la Baltique. Rien n'explique qu'ils se soient croisés, ni pourquoi, mais leur rencontre s'éclaire des multiples déracinements, errances et ré-enracinements de leurs aïeux. Ils se racontent des histoires de sans-papiers, de va-nu-pieds, de saute-frontières et d'intégration. Des histoires de fuite, de voyages à pied à travers la steppe et de pirates. Des histoires de préjugés. Des histoires de neige et de sable.
S. vient du Sud, M. vient de l'Est. Rien à voir. Ah, si, au fait ! Ils sont Juifs.

Spectacle très vivant, coloré et savoureux, avec beaucoup d'humour et d'émotion, un spectacle qui touche tout le monde parce qu'il a trait à des problèmes universels.   

 

Dans mon pays d'origine, mon nom signifie pavot, fleur légère et si délicate qu'elle ne supporte pas d'être cueillie sous peine d'en mourir, fleur sulfureuse et empoisonnée, mère de l'opium qui donne des songes.

En yiddish, le nom de naissance de Maurice désigne la rose, reine des fleurs et fleur des rois, eau de rose précieuse venue de pays lointains, teint de rose, sentir la rose, et cette aurore aux doigts de rose toute désignée pour ouvrir le rideau sur ce qui devait devenir La Rose et le Pavot

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